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Notre dernier pèlerinage, au dire des
malades et hospitaliers, s’est très bien passé: bonne organisation,
ambiance sereine et conviviale, bref très enrichissant. Peut-être
manquons-nous un peu de bénévoles mais ceux présents étaient très
motivés.
Notre rencontre régionale annuelle aura
lieu chez nos soeurs Clarisses de la Verdière le 28 janvier prochain,
afin de peaufiner le pèlerinage 2012.
Nous vous rappelons le décès de Frère
Vincent survenu à l’âge de 91 ans (et 62 ans de vie religieuse), nous
nous souviendrons de son beau sourire.
Réjouis-toi Marie
Depuis longtemps, vous et moi, avons
appris à prier la Vierge Marie, en commençant par la salutation de
l’ange : « Je vous salue, Marie », selon la traduction faite par Saint
Jérôme dans la Vulgate.
Notons qu’en français nous avons pris
l’habitude de vouvoyer la Vierge, alors que nous tutoyons Dieu qui est
notre Père, « Abba » ou Papa pour Jésus.
La Vierge Marie est notre Mère, notre
Maman.
Dans la prière en latin nous avons
toujours tutoyé la Vierge : « Dominus TEcun, benedicta TU in mulieribus
». Dans beaucoup d’autres langues étrangères, Marie est toujours
tutoyée.
L’adresse « Je vous salue, Marie,
pleine de grâce » vient d’une petite erreur de traduction de St Jérôme.
Dès le commencement de la prière chrétienne, la salutation de l’ange
était priée par « Réjouis-toi, Marie ». Dans le musée de Nazareth, les
inscriptions mises au jour des premières églises Judéo-chrétiennes, qui
sont à notre base, étaient : « Karye Maria », Réjouis-toi Marie.
Désormais dans les Lectionnaires et
Missels de Terre Sainte, il y a la bonne traduction : « Réjouis-toi,
Marie ».
« Vous êtes bénie entre toutes les
femmes ». En latin : « Benedicta tu in mulieribus ». En français on a
ajouté le « toutes », je ne sais pas pourquoi, car « Bénie entre les
femmes » paraît assez explicite.
« Et Jésus, le fruit de vos entrailles,
est béni ». Lorsque je rencontre ou que je téléphone à une mère de
famille de mes connaissances, je ne lui demande pas des nouvelles des
fruits de ses entrailles, mais de ses enfants !
Je sais bien qu’un jour je donnais une
instruction aux Hospitalières du Rosaire et que l’une d’elles m’a dit :
« On voit bien que vous n’êtes pas une femme et que vous ne savez pas ce
que c’est que d’accoucher ». Soit !
Je préfère quand même : « Et Jésus, ton
enfant, est béni ».
« Sainte Marie, Mère de Dieu ». Sur la
Croix, avant de mourir, Jésus a dit à sa Mère : « Femme, voilà ton fils
», puis au disciple : « Voilà ta mère ». Par l’intermédiaire de l’Apôtre
Saint Jean, nous avons tous Marie comme Mère.
« Priez pour nous, pauvres pécheurs ».
En latin : « Ora pro nobis peccatoribus ». En français on a ajouté : «
pauvres ». Nous savons bien que malheureusement nous sommes pécheurs.
« Maintenant et à l’heure de notre mort
». Ici je fais un petit changement, qui m’est totalement personnel, mais
auquel je tiens beaucoup : « main - tenant ». Je demande humblement à la
Vierge Marie de me tenir par la main, à l’heure de ma mort, pour me
conduire à son Fils dans le Royaume du Père.
J’ai pris l’habitude de prier Marie
ainsi :
Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce,
Le Seigneur est avec toi,
Tu es bénie entre les femmes
Et Jésus ton enfant est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu et ma Mère,
Prie pour moi, pécheur,
Maintenant à l’heure de la mort. Amen
Priez comme vous avez l’habitude de
prier la Vierge Marie. Mais ne me dites pas comme un jour un vieux
Monsieur dans un salon parisien : « Messieurs les jeunes prêtres
(j’avais presque la soixantaine), ne prétendez-pas nous changer la
religion »…
fr. Jean Léveilley ofm
aumônier régional adjoint sud-est 5
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